
CLIMAT
Fragilisation de la gouvernance climatique mondiale
Les États-Unis, sur décision du président Donald Trump, se retirent du CNUCC et du GIEC jugés contraires à leurs intérêts.
Publié par la rédaction de Terrinfos.com, le Mardi 13 janvier 2026
Crédit : Image par Alexander Antropov de Pixabay
En bref : Les États-Unis, sur décision du président Donald Trump, se retirent d’un traité climatique majeur, la Convention‑cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC), ainsi que du comité scientifique de référence, le GIEC. Cette mesure s’inscrit dans un retrait plus large de 66 organisations internationales, jugées contraires aux intérêts américains. Ce geste marque une rupture profonde avec la diplomatie climatique multilatérale.
Pourquoi c’est important : La CNUCC est le pilier fondateur de toute la coopération internationale sur le climat, à l’origine de l’Accord de Paris. Le retrait américain affaiblit la légitimité du système multilatéral et prive la communauté internationale de la participation du deuxième émetteur mondial. Le départ du GIEC fragilise également la production scientifique collective, essentielle pour orienter les politiques publiques. Cette décision crée un précédent dangereux pour la gouvernance climatique mondiale.
Quel impact : Ce retrait pourrait ralentir les négociations climatiques, réduire les financements internationaux et encourager d’autres États à se désengager. Il ouvre un vide stratégique que d’autres puissances – Chine, UE – pourraient combler, redéfinissant les équilibres géopolitiques. Sur le plan scientifique, l’absence américaine au GIEC pourrait affaiblir la qualité et la diversité des contributions. Enfin, cela risque d’alimenter le scepticisme climatique et de retarder l’action globale.
Contrepoint : Les partisans de cette décision estiment que certaines organisations internationales sont inefficaces, coûteuses ou idéologisées, ne servant plus les intérêts américains. Selon cette vision, se retirer permettrait de réorienter les ressources vers des accords bilatéraux plus flexibles, de réduire les contraintes imposées par des institutions jugées trop bureaucratiques et de défendre une souveraineté nationale renforcée. Ils affirment que l’innovation privée américaine peut compenser l’absence dans ces structures.
Pistes d'action : Pour limiter les effets négatifs, la communauté internationale pourrait renforcer la coopération régionale, moderniser la gouvernance climatique et améliorer la transparence des institutions visées. L’Union européenne pourrait jouer un rôle moteur en consolidant les financements et en soutenant la recherche. Des coalitions thématiques pourraient réengager progressivement les États-Unis. Enfin, une diplomatie climatique plus inclusive, intégrant acteurs privés et scientifiques, permettrait de maintenir un dialogue ouvert malgré le retrait.
En savoir plus : Lesechos.fr / Carbonbrief.org
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