
ENVIRONNEMENT
BBNJ : un tournant décisif pour la haute mer
Le traité BBNJ, récemment adopté, ouvre la voie à la création d’aires marines protégées en haute mer, un espace jusqu’ici peu régulé.
Publié par la rédaction de Terrinfos.com, le Vendredi 23 janvier 2026
Crédit : Image par Pexels de Pixabay
En bref : Le traité BBNJ, récemment adopté, ouvre la voie à la création d’aires marines protégées en haute mer, un espace jusqu’ici peu régulé. Les experts estiment que les premières zones protégées pourraient voir le jour entre 2028 et 2030. Ce cadre juridique inédit vise à préserver la biodiversité au-delà des juridictions nationales, à encadrer l’exploitation des ressources génétiques marines et à renforcer la coopération scientifique internationale.
Pourquoi c’est important : La haute mer représente près de la moitié de la planète et abrite une biodiversité encore largement méconnue. Sans régulation, elle est exposée à la surpêche, à la pollution et aux impacts du changement climatique. Le traité BBNJ constitue une avancée majeure pour combler ce vide juridique. Il permet d’espérer une gouvernance plus équitable, une meilleure protection des écosystèmes et une gestion durable des ressources marines globales.
Quel impact : La mise en place d’aires marines protégées pourrait freiner l’érosion de la biodiversité, restaurer des habitats essentiels et limiter les pressions humaines sur les océans. À long terme, cela renforcerait la résilience des écosystèmes face au réchauffement climatique. Le traité pourrait aussi servir de modèle pour d’autres accords internationaux, améliorer la coopération scientifique et réduire les conflits liés à l’exploitation des ressources en haute mer.
Contrepoint : Certains observateurs craignent que le traité BBNJ reste symbolique si les États ne s’engagent pas réellement à le mettre en œuvre. Les délais, les négociations techniques et les intérêts économiques divergents pourraient ralentir la création des aires protégées. De plus, l’absence de mécanismes de contrôle robustes risque de limiter son efficacité. Pour ces critiques, l’ambition affichée pourrait se heurter à la réalité géopolitique et aux résistances industrielles.
Pistes d'action : Pour garantir l’efficacité du traité, il serait essentiel de créer un système de surveillance indépendant, fondé sur des données satellites et des partenariats scientifiques. Les États devraient financer un fonds international dédié à la protection de la haute mer et harmoniser leurs législations. L’implication des organisations régionales de pêche, des ONG et du secteur privé renforcerait la gouvernance. Enfin, des sanctions claires en cas de non‑respect encourageraient une mise en œuvre réelle.
En savoir plus : Rfi.fr / Ifaw.org
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