
CLIMAT
Climat et paludisme : une équation instable
Le changement climatique complique la lutte contre le paludisme en modifiant les conditions environnementales.
Publié par la rédaction de Terrinfos.com, le Vendredi 6 février 2026
Crédit : Image de Pixabay
En bref : Le changement climatique complique la lutte contre le paludisme en modifiant les conditions environnementales qui favorisent la prolifération des moustiques vecteurs. Les inondations créent des zones d’eau stagnante propices à leur reproduction, tandis que les températures élevées accélèrent leur cycle de vie et celui du parasite. Ces dynamiques élargissent les zones à risque, prolongent les saisons de transmission et fragilisent les stratégies de contrôle mises en place depuis des décennies.
Pourquoi c’est important : Cette évolution menace des millions de personnes, notamment dans les régions déjà vulnérables. Elle risque d’annuler des années de progrès en santé publique et d’augmenter la pression sur des systèmes sanitaires souvent sous-dotés. Comprendre l’impact du climat sur le paludisme est crucial pour anticiper les futures zones d’émergence, adapter les politiques de prévention et renforcer la résilience des populations exposées. Le sujet touche à la fois la santé, l’économie et la stabilité sociale.
Quel impact : Si ces tendances se confirment, le paludisme pourrait réapparaître dans des régions où il avait reculé, voire disparu. Les coûts économiques liés aux soins, à la perte de productivité et aux campagnes de prévention pourraient exploser. Les populations déplacées par les catastrophes climatiques deviendraient plus vulnérables. À long terme, la combinaison climat–paludisme pourrait accentuer les inégalités sanitaires mondiales et créer de nouvelles zones de crise humanitaire.
Contrepoint : Certains chercheurs rappellent que le lien entre climat et paludisme n’est pas mécanique. L’amélioration des infrastructures sanitaires, l’accès aux traitements et les campagnes de prévention jouent un rôle déterminant, parfois plus important que les facteurs climatiques. Ils soulignent aussi que certains pays ont réussi à réduire drastiquement la maladie malgré des conditions environnementales difficiles. Le risque existe, mais il dépend fortement des politiques publiques et de la capacité d’adaptation des sociétés.
Pistes d'action : Renforcer la surveillance épidémiologique et climatique permettrait d’anticiper les pics de transmission. Investir dans des infrastructures de drainage et de gestion de l’eau limiterait les zones de reproduction des moustiques. Le développement de vaccins, de moustiquaires imprégnées et de nouvelles stratégies de lutte antivectorielle reste essentiel. Enfin, intégrer la santé dans les politiques climatiques et soutenir les systèmes de santé locaux offrirait une réponse durable et cohérente à ce défi croissant.
En savoir plus : Un.org / Nature.com
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