
ENVIRONNEMENT
Un GIEC de la pollution chimique en panne
La création d’un groupe d’experts mondial sur la pollution chimique avance difficilement, freinée par des tensions géopolitiques.
Publié par la rédaction de Terrinfos.com, le Lundi 9 février 2026
Crédit : Image de Pixabay
En bref : L’idée d’un "GIEC de la pollution chimique" vise à créer une instance scientifique internationale capable d’évaluer les risques liés aux substances toxiques, comme le font déjà les experts du climat ou de la biodiversité. Pourtant, les négociations patinent. Plusieurs États craignent qu’un tel organisme ne conduise à des réglementations contraignantes ou à des responsabilités juridiques. Résultat : le projet avance lentement, malgré l’urgence sanitaire et environnementale.
Pourquoi c’est important : La pollution chimique est omniprésente : plastiques, pesticides, PFAS, métaux lourds, solvants industriels… Elle affecte la santé humaine, les écosystèmes et l’économie. Sans coordination mondiale, les données restent fragmentées et les réponses politiques insuffisantes. Un groupe d’experts crédible pourrait harmoniser les connaissances, identifier les risques prioritaires et guider les décisions publiques. L’enjeu dépasse la science : il s’agit de protéger durablement les populations et les milieux naturels.
Quel impact : Un tel organisme pourrait transformer la gouvernance mondiale des produits chimiques. En fournissant des évaluations indépendantes, il renforcerait la transparence, soutiendrait les réglementations nationales et encouragerait l’innovation vers des alternatives moins toxiques. Il pourrait aussi réduire les inégalités entre pays, en offrant un socle commun de connaissances. À terme, cela pourrait limiter les coûts sanitaires, prévenir des crises environnementales et orienter l’industrie vers des pratiques plus responsables.
Contrepoint : Certains estiment qu’un nouveau groupe d’experts risque de dupliquer des structures existantes, comme l’UNEP ou l’OMS, sans garantir une réelle efficacité. D’autres craignent que les rapports scientifiques ne soient instrumentalisés politiquement ou qu’ils deviennent un outil de pression sur les pays en développement. Enfin, la complexité des chaînes de production mondiales rend difficile l’attribution des responsabilités, ce qui pourrait limiter l’impact concret d’un tel organisme.
Pistes d'action : Pour dépasser les blocages, il faudrait clarifier le mandat du futur groupe : produire des évaluations scientifiques, sans imposer de normes. Associer davantage les pays du Sud renforcerait la légitimité du processus. Un financement indépendant, transparent et pluriannuel garantirait la crédibilité des travaux. Enfin, articuler ce groupe avec les institutions existantes éviterait les doublons et favoriserait une approche cohérente de la pollution chimique à l’échelle mondiale.
En savoir plus : Geo.fr / Rfi.fr
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