
ENVIRONNEMENT
Confinements et méthane : un effet inattendu
Une étude récente révèle que les confinements ont paradoxallement entraîné une hausse marquée du méthane atmosphérique.
Publié par la rédaction de Terrinfos.com, le Jeudi 12 février 2026
Crédit : Image par HarmonyCenter de Pixabay
En bref : L’étude montre que les confinements liés à la pandémie ont réduit certaines émissions industrielles, mais ont simultanément favorisé une hausse du méthane dans l’atmosphère. Cette augmentation serait liée à des changements dans les activités humaines, notamment l’agriculture, la gestion des déchets et la baisse des oxydants atmosphériques qui dégradent normalement le méthane. Le phénomène souligne la complexité des interactions entre comportements humains, pollution et dynamique chimique de l’air.
Pourquoi c’est important : Le méthane est un gaz à effet de serre beaucoup plus puissant que le CO₂ à court terme. Comprendre pourquoi il a augmenté durant une période de ralentissement global est crucial pour affiner les modèles climatiques. Cela montre que réduire certaines activités humaines ne suffit pas toujours à diminuer l’ensemble des émissions. L’étude rappelle l’importance d’une vision systémique du climat, intégrant chimie atmosphérique, agriculture et gestion des déchets.
Quel impact : Cette hausse du méthane pourrait accélérer le réchauffement à court terme, compliquant l’atteinte des objectifs climatiques internationaux. Elle pourrait aussi modifier les stratégies de réduction des émissions, en mettant davantage l’accent sur les sources diffuses comme l’élevage ou les décharges. Enfin, elle pourrait influencer les politiques publiques en soulignant la nécessité de surveiller non seulement les émissions directes, mais aussi les processus atmosphériques qui amplifient certains gaz.
Contrepoint : Certains chercheurs rappellent que les données restent complexes à interpréter et que la hausse du méthane ne peut pas être attribuée uniquement aux confinements. D’autres facteurs, comme des variations naturelles, des changements dans les zones humides ou des incertitudes de mesure, pourraient aussi jouer un rôle. Le lien causal direct reste donc à confirmer, et il serait prématuré d’en tirer des conclusions définitives sur l’impact des confinements.
Pistes d'action : Pour agir, il faut renforcer la surveillance des émissions de méthane, notamment dans l’agriculture et les décharges. Des technologies de capture et de valorisation du biogaz peuvent réduire les fuites. Améliorer la gestion des déchets organiques et encourager des pratiques agricoles moins émissives sont également essentiels. Enfin, intégrer la chimie atmosphérique dans les politiques climatiques permettrait d’anticiper les effets indirects des changements d’activité humaine.
En savoir plus : Newscientist.com / Science.org
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